Exposition

 

La pêche en voilier, une tradition d’avenir

 

Mauritanie

 

Un partenariat PNBA / GIZ / en Haut !

 

hiver 2012 – 2013

Classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le Parc national du Banc d’Arguin (PNBA), avec ses 6 000 km² d’espace marin,  est la plus grande aire marine protégée d’Afrique de l’Ouest. Ses eaux constituent l’une des principales zones de frayère et de nourricerie de la sous région, elles sont extrêmement convoitées par la pêche artisanale et industrielle. Depuis la création du parc en 1976, les embarcations motorisées sont interdites et le PNBA demeure la  zone de pêche exclusive des populations résidentes de pêcheurs à la voile : les Imraguen.

Les lanches :

Les Lanches à voile utilisées par les Imraguen sont des embarcations traditionnelles en bois, dont le gréement latin évoque l’héritage méditerranéen. L’introduction de ces bateaux sur les côtes d’Afrique de l’Ouest est directement liée à l’histoire des grandes pêcheries espagnoles. A partir du XVIIème siècle, les équipages canariens viennent pêcher la courbine au large de l’actuelle Mauritanie. Petit à petit, les équipages se mêlent, et les Imraguen participent aux campagnes de pêche. Les canariens quittent le Banc d’Arguin au cours du XXème siècle et les Imraguen héritent de la flottille. La pêche en lanche continue.

Un patrimoine vivant :

Afin de garantir la transmission de ce patrimoine et de valoriser la culture de ce peuple de pêcheur, le PNBA et la Fondation Internationale du Banc d’Arguin (FIBA) développent durant les années 1990 un projet de réhabilitation et de reconstruction des lanches. Pendant 8 ans, plusieurs jeunes Imraguen sont formés par des charpentiers de marine bretons des ateliers de l’Enfer de Douarnenez. Aujourd’hui, la coopérative de charpentiers traditionnels du PNBA « El Ittihad » (l’Union) fait évoluer les plans et continue d’améliorer les performances des lanches : les Imraguen sont devenus maîtres de leur savoir-faire. Le chantier naval génère des emplois et des vocations. Au sein du Parc National du Banc d’Arguin, le patrimoine maritime s’inscrit au cœur de la culture Imraguen.

La voile pour une pêche responsable :

Dans le Parc National du Banc d’Arguin, la gestion attentive du patrimoine maritime a permis la transmission d’une culture centrée sur l’activité de pêche à la voile. Véritable outil de conservation et de bonne gestion des ressources marines, la voile permet aux Imraguen un accès durable à la ressource dans le Parc National du Banc d’Arguin.

 » La pêche en voilier une tradition d’avenir »

Une exposition de 30 photographies légendées en Français et en Arabe. Crée à l’occasion des Tonnerres de Brest 2012, l’exposition est disponible en France, sa programmation est gérée par le PNBA. A l’intérieur du Parc National du banc d’Arguin, en Mauritanie, véritable sanctuaire naturel de renommée mondiale, l’accès aux zones de pêche est exclusivement réservé aux populations locales, avec  leurs embarcations traditionnelles à voile. Ainsi, depuis la création du Parc en 1976, la voile est devenue le principal outil de gestion du territoire marin.

En parallèle de la tournée de l’exposition, la démarche de valorisation du patrimoine maritime du PNBA se poursuit :

Des liens existent entre les territoires du Banc d’Arguin, du Bassin d’Arcachon et du Finistère en France autour du patrimoine maritime : cartographie, pêche, charpenterie de marine. Il s’agit de renforcer et valoriser les liens entre ces territoires afin de faire rayonner le PNBA à travers son patrimoine maritime et susciter un intérêt pour le tourisme maritime au PNBA. Le but est de placer le PNBA comme potentiel chef de file d’une démarche exemplaire de sauvegarde du patrimoine maritime en instituant ce dernier comme  outil de gestion d’un site naturel du patrimoine mondial de l’humanité.

 

Exposition à « Tonnerres de Brest 2012 »

Exposition lors du 3ème Congrès International des Aires marines protégées, IMPAC 3 en octobre 2013 à Marseille